Hum, douce dispute envenimée à cause de ces quatre cons. J'avais presque oublié... Finalement, on l'a fait ma belle, tu te souviens ? Ca me semble déjà si loin. Pourtant on a fait chacune nos concessions ; on a pas eu vraiment de chance, mais un peu quand même. On a eu nos quatre sourires, notre dose d'oxygène éphémère, c'est ce qui compte. 14/10/09, <3.

Hum, douce dispute envenimée à cause de ces quatre cons. J'avais presque oublié... Finalement, on l'a fait ma belle, tu te souviens ? Ca me semble déjà si loin. Pourtant on a fait chacune nos concessions ; on a pas eu vraiment de chance, mais un peu quand même. On a eu nos quatre sourires, notre dose d'oxygène éphémère, c'est ce qui compte. 14/10/09, <3.
Ce soir, je suis en gros bad. Je prends conscience que la solitude est vraiment quelque chose qui m'effraie à mort. Le téléphone, facebook, les textos, j'ai besoin d'être en contact permanent avec ceux que j'aime, j'ai besoin de vie autour de moi. Ce soir je suis seule chez moi, mon frère dans sa chambre. Il fait froid, j'ai eu mon bad trip Tokio Hotel en écoutant "Je m'appelle Henri" et "In the Shadow". J'ai eu des frissons en regardant les vidéos du showcase et du concert à Athènes. Revivre ça, ça va être dingue, incroyable.
Et puis, G. ne m'a donné aucune nouvelle. Je songe au suicide (ou pas). Je songe juste que comme d'habitude, je me suis fait à peu près 5 milliards de films, j'ai été heureuse, ai attendu avec impatience, imaginé milles et uns scénarios pour ce fameux café et était même prête à me satisfaire de qq chose de purement amical, simplement kiffer le moment. Mais il n'y aura pas de moments parce qu'il a dit ça comme ça, qu'il s'en bat les couilles et que je suis une pauvre conne (en résumé). J'ai envie de vomir et je suis déprimée. Bientôt la reprise. La routine. Les cours. Youhouhou. Je suis nostalgique de la 3e. Le temps où tout était possible. Je déteste être seule, parce que ça me mène à des réflexions du genre. J'ai pas envie de lire, je m'ennuie. Pourquoi je suis pas heureuse ?
C'est tellement con que t'aies pas pu venir ce soir. J'aurais adoré te voir. C'est la vie, que veux-tu. Du coup, j'ai écrit le début d'un truc. Sur TH. (pour changer). Je te fais lire. C'est une ébauche, mais bon...
Voilà. Je n'ai pas de titre encore : Provisoirement, ce sera
"Chacun ses secrets"

« 22 ans.
Il enlève son tshirt coloré et sa veste en cuir qu'il pose soigneusement sur le lavabo. Il attache ses cheveux au dessus de ses oreilles et fuit son propre regard dans le miroir. Successivement, il vérifie le loquet de la porte, se penche délicatement au-dessus de la cuvette et enfonce brutalement ses doigts manucurés au fond de sa gorge.
La gerbe âcre éclabousse les WC immaculés. L'odeur du vomi lui emplit les narines. Il fronce le nez. Il sent son estomac tressailler par accoups,et la substance aigre lui brûler familièrement la gorge. Sa tête tourne. Comme d'habitude.
Il relève la tête et croise son reflet dans le miroir au dessus du lavabo ; impossible de l'éviter cette fois : deux longues traînées de mascara s'étalent sous ses yeux pleins de larmes. Il hoquète : son visage semble aujourd'hui être taillé dans le marbre, est emprunt d'une beauté froide, presque cruelle ; le jeune homme a perdu la candeur de son adolescence. Il soutient son propre regard, fier, empêchant sa bouche de trembler, se défiant lui-même. Satisfait, il desserre la machoire. Il a gagné . Il gagne toujours car il est invincible. Il frissonne. Son torse blanc laiteux est couvert de divers tatouages et piercings accumulés au fur et à mesure des années : souvenirs de périodes d'euphories, traces d'époques et de phases de joie intense, de découvertes, traces d'un passé révolu.

Bill se rhabille lentement, essuie son maquillage, remet de l'ordre dans ses cheveux, tire la chasse, un coup de parfum et sors des WC d'un pas raide, machoire serrée.
-Toujours aussi long aux chiottes frérot hein ? Tom ricane.
Bill sursaute et lève la tête brusquement pour se trouver face à son jumeau, appuyé contre le mur. Tom a les yeux vitreux, ses yeux noisettes creusés de profondes cernes. Ses joues pâles creuses, son rire creux. Il vacille.
-Ehhh ouais, toujours aussi long aux chiottes...
-Qu'est-ce que tu veux putain ? aboie Bill. « Chacun ses secrets » , murmure t-il en extirpant la bouteille d'eau que tient Tom dans sa main.
Il ouvre d'un geste rapide le bouchon et avale une goulée. Il grimace.
-T'as raison Tom, c'est bien de s'hydrater à longueur de journée. Tu pues la vodka à deux kilomètres à la ronde "frérot", que tu sois alcoolo, certes, mais fais-moi plaisir... -Bill approche son visage à quelques centimètres seulement de celui de Tom, -...achète toi des putain de Freedents.
-Pétasse, murmure Tom. Sa voix déraille. Il fait demi-tour et avale une longue lampée de sa bouteille. Cette merde ne lui faisait définitivement plus rien. Il se laisse tomber sur le lit de sa chambre d'hôtel et ferme ses paupières tremblantes. Il revoit le regard menaçant de Bill, il revoit son sourire amer.
Il a le sentiment d'imploser en ce moment. L'alcool le calme, lui adoucit la vie. L'alcool est là pour lui , toujours. Il grogne et passe sa main sur son crâne lisse. Il ne veut pas penser à sa vie, Tom ne veut pas savoir ce qu'il fout là. Il ne veut rien remettre en question, rien admettre. Il ne veut pas savoir ce que Bill fait dans les toilettes, non, il refuse de voir. Parfois, il aimerait que Georg soit là. Comme avant. Il aimerait que quelqu'un soit là, en fait. Il se sent si mal putain...
La porte de sa chambre s'ouvre brusquement.
- TOM ! Mais qu'est-ce que tu fous bordel ? On a une cinquantaine de journalistes qui s'échauffent depuis 20 min ! Et où est ton putain de frère ? Qu'est-ce que vous me faites pas vivre putain ! Allez, bouge ton cul ! La voix de David est éraillée, ses traits tirés. Il se passe les mains sur le visage en expirant bruyamment ;
Tom s'est levé d'un bond et a chassé les quelques larmes de ses yeux.
- Putain, frapper à la porte c'est pour les chiens ? J'arrive, ça va, redescends, je m'occupe de Bill, murmure-t-il.
David opine et sort d'un pas rapide.
Ca fait dix ans qu'il consacre sa vie à ces gamins, dix ans qu'il les suit, 24h/24h, qu'il connait leurs plus intimes secrets. Dix ans qu'il tente d'amasser le plus d'argent possible, de les rendre les plus "achetables" possible, de faire durer tant bien que mal le mythe Tokio Hotel. Mais jamais la situation n'avait été aussi critique qu'aujourd'hui : virer Georg et Gustav fut une grosse erreur, Bill et Tom touts seuls ne s'en sortaient pas : ils étaient dans un état pitoyable, bons qu'a se détruire l'un et l'autre. Les jeunes gamins vivants, passionnés et plein de rêves qu'il avait sorti du petit village de Magdburg et menés à la gloire étaient morts depuis longtemps. David secoue la tête et sors de ses pensées : pourquoi pense-t-il a ça ? Les frères Kaulitz avaient un succès monstre et l'argent coulait à flot dans la caisse ; un nouvel album se préparait et était voué à une ribambelle de disques d'or et à un succès certain : les années passaient et contre toute attente le public hystérique suivait. C'est tout ce qu'il avait besoin de penser, le reste ne le concernait pas. Il était producteur, point.
David pénètre dans la salle de conférence et le brouhaha l'assourdit. Il passe la main dans ses cheveux et offre à l'assemblée d'un sourire éclatant ; il aurait pu être acteur, a-t-il le temps de penser avant de replonger dans son rôle.


Tom ouvre doucement la porte de la chambre voisine à la sienne. Silence. La pièce est plongée dans la pénombre, il s'avance lentement et se fige : Il sent son c½ur se fendre un peu plus lorsque ses yeux se posent douloureusement sur son frère. Bill est allongé sur son lit, son corps décharné tressaute au rythme de ses pleurs. Tom étouffe, il sent les quantités d'alcool ingurgitées bouillonner dans son estomac. Il retient son souffle, indécis, mal à l'aise face au spectacle de la faiblesse de Bill. Il se recule finalement, le plus silencieusement possible... En rentre en plein fouet dans la garde-robe de scène de Bill, suspendue à des ceintres. Bill fait un bond de son lit et pousse un hurlement. Tom s'étale de tout son long.
- TOM ? Bill allume la lumière promptement. MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS LA PUTAIN ?
Tom se relève, chancelant, et se retrouve face au visage menaçant de son jumeau, sa moitié, son essence. Les traces de khôl s'étalent sur le visage pâle de Bill ; la lumière artificielle de la chambre lui donne l'air encore plus effrayant. Il se jette sur Tom.
- Mais pour qui tu te prends putain ? SALAUD ! Tu m'espionnes alors ? De quel droit tu fais ça ? DE QUEL DROIT TOM ?
L'autre se dégage, tremblant. Bill le plaque contre le mur. Ses yeux brillent d'un éclat de folie.
-T'as peur hein ? Hein que t'as peur Tom, oh, regardez le, c'est qu'il pleure ? Pauvre petit faiblard... grince-t-il entre ses dents.
-Tu chialais comme une pute y'a deux minutes Bill, parvient à murmurer Tom en le repoussant.
L'autre l'attrape par le col et le cogne violemment contre le mur.
-Je pleurais ? Moi ? Je ne crois pas non. Oh, non, je suis même sûr que non. Arrête de boire Tom , ça détruit le cerveau, t'es pitoyable. Et ne fais PLUS JAMAIS ça. COMPRIS ?
Bill est essouflé, Tom sous le choc : ses mains tremblent malgré lui, il regarde Bill d'un air ahuri, blessé. Livide, il recule jusqu'à la porte, toujours ses yeux dans ceux du brun.
Il tente de déceler dans les yeux familiers de son frère ce qui a pu se passer pour qu'il devienne ce qu'il est. Il ouvre la bouche : il aimerait s'extirper de ce foutu cauchemar, il veut revenir en arrière, tout cela est insensé, il veut crier à Bill de redevenir lui-même, son jumeau, son amour, et pas cette statue froide et lisse qu'il est devenu. Aucun son ne sort de sa bouche. Bill le fixe toujours, hargneux. Il tente une fraction de seconde de lire dans l'âme de Bill. Mais il ne veut pas. Non, il ne veut pas savoir. Tom baisse les yeux.
-David t'attend en bas, murmure-t-il. Maintenant.

Bill est figé, raide au milieu de sa chambre. Il voit Tom se retourner et partir rapidement. Il reprend son souffle. Relâche ses muscles tendus au maximum. Il ferme les yeux et tremble malgré lui.
-Enculé, grince-t-il entre ses dents. Il se dirige vers la salle de bain et empoigne son mascara. C'est reparti.

Tom marche lentement dans le couloir désert, sur la moquette moelleuse de l'hôtel luxueux.
Il prend l'ascenseur et tente de reprendre contenance. Il respire lentement. Ferme les yeux sous ses lunettes de soleil. Oublie sa peine, oublie sa ranc½ur. « Ding »
Il descend et se dirige d'un pas rapide vers la salle de conférence. Il est englouti sous le brouhaha, la chaleur et les flashs qui crépitent. David lui lance un regard furieux. Il s'assoit à la place qui l'attend sans jeter un regard autour de lui. Il ferme les yeux et tente de se replonger dans les souvenirs . Avant. La première question fuse :
« Vous avez adopté une nouvelle coupe de cheveux ; après le dreads et les tresses vous avez désormais le crâne rasé : est-ce que ce changement de look est en rapport avec la sortie de votre premier album en duo avec votre frère jumeau ? »
Tom soupire.
Une deuxième question se fait entendre sans attendre : « C'est votre premier album en duo, mais on peut dire que Tokio Hotel, ça a toujours été Bill et vous n'est-ce pas ? »
La porte s'ouvre avec fracas à ce moment là. Tom sonde sa moitié, son frère, Bill Kaulitz, superstar internationale, fier et arrogant. Malgré tous les efforts de celui-ci, Tom sent sa peine à sourire, -les sourires de Bill étaient de plus en plus rare, sa difficulté à garder tête haute. Il a les yeux rougis, et parfaitement maquillés.
Il se fraye un chemin jusqu'à Tom et sa voix éraillée s'élève : « Tokio Hotel, ça a toujours été Tom et moi, dans le sens où nous sommes indossiciables, deux parties d'un même être. Je suis Tom, et il est moi. Tom est mon essence, notre relation est fusionnelle, il me connaît par c½ur. Voilà pourquoi faire de la musique ensemble a toujours été naturel, logique. » Le ton est automatique, monotone, il sonne si faux. Tom sourit amèrement.
« C'est sûr. Bill et moi, ça ne fait qu'un. Mais j'ai du mal à lui faire comprendre que dans certaines situations, ça n'est pas possible, comme quand je suis avec une fille dans ma chambre d'hôtel. Hein Bill ? »
La salle s'esclaffe. Bill feint de s'esclaffer. Pas longtemps. Tom , las, sourit faiblement et ne peut s'empêcher de dévisager son frère, les yeux dans le vague. Celui-ci sort de sa torpeur, et leur regard se croisent. Un instant, Tom revoit devant lui le Bill de 12 ans qui veut chanter, reconnaît son frère, plonge dans son âme mise à nu.
Le désespoir latent qu'il y lit l'oppresse, l'engloutit. Bill tourne la tête et son regard redevient dur comme de la pierre. Trop tard, Tom a vu. Il a vu l'âme de son frère. Il a vu la chose la plus dure, la plus insoutenable, la plus dure à admettre ; il a vu la souffrance profonde de son jumeau, derrière sa carapace si bien érigée. Il se lève brusquement et sa chaise tombe avec fracas. Il part en courant sous les regards ébahis. Il court. Monte les 6 étages à pieds, passe sa carte et plonge sur son lit. Il sort une cigarette fébrilement et l'allume en tremblant. Comme un gosse, il se met à chialer sans pouvoir s'arrêter.
Aujourd'hui, ils ont 22 ans. Que sont-ils devenus ?»

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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 17:17

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 14:45

MARRE

J'en ai marre de ces putains d'articles, tu ne comprends rien à ce que j'essaye de te dire et je ne comprend visiblement rien non plus à ce que tu essayes de me dire.
Nous ne faisons qu'envenimer les choses, à nous balancer des horreurs à la gueule.
Répondre à ton article ne servirai à rien, comme répondre au premier ne servait à rien.
On aurait du dès le début se parler en face ou au moins par téléphone.
J'ai encore des millions de choses à dires et à corriger mais on vient de démontrer que ça ne marche pas comme ça.
Ne prend surtout pas ça pour une confirmation de ce que tu dis dans ton dernier message, il faut juste que l'on s'appelle.
Seulement là ça risque d'être un peu galère, alors je te propose demain soir quand j'aurai fini mon taf et mon RDV chez le médecin je t'appelle ok ?

A demain.
Anouk.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 16:47

Il semblerait que derrière le prétexte de cette promo, tu me reproches des tords divers et variés, profonds, que tu gardes depuis longtemps, et qui n'ont pour ainsi dire plus rien à voir avec le sujet. Expliquons-nous, alors.

Non, ce n'étaient pas des accusations Anouk, c'était des constats purs et simples. Des constats de ce que je tirais des deux conversations qu'on avait eue. J'ai eu l'impression au moment où on en a parlé que ce contrôle de physique, -que par extension la vie réelle, prenait le dessus sur notre folle aventure qui avait toujours primé sur le reste. C'est tout. Alors j'ai été perdue, je me suis sentie seule au monde dans mon trip TH. Seule au monde à crever d'envie de les voir, malgré tout. Parce que tu sembles penser que je prends un malin plaisir à travers des tourbes malfaisantes à te faire passer pour une fausse fan. Que je jubile de te considérer comme "moins" que moi. Que j'adore te coincer et te prouver que tu ne les aimes pas vraiment.
Mais dans quelle planète es-tu ? Crois-tu que je suis heureuse de douter de tes sentiments de fan ? Que c'est jouissif de me dire "ah, elle ne les aime plus autant que moi" ?
Ben ma vieille, tu es loin de la réalité. Ce qu'on vit là ce n'est pas une compétition entre nous, et ça ne l'a jamais été. Au contraire. Me faire à l'idée que tu n'étais plus aussi fan, plus prête aux même folies pour eux, c'est la pire des idées, la plus dure, la plus appréhendée. Ne t'imagines-tu pas à quel point j'ai peur de me retrouver toute seule dans cette folie de gamine, dans cette utopie grotesque ? A quel point j'ai peur du jour où tu me diras "Cléo, c'est fini TH pour moi, il faut grandir maintenant..."
Alors voilà l'effet que ça m'a fait d'imaginer ça. D'imaginer TH sans toi. Et jamais ça n'a été d'un quelconque plaisir.
Maintenant, tu me dis que je me suis méprise, que tu es toujours à fond dedans, et que je t'ai mal-jugée : je le croirai volontiers, avec soulagement intense même. Comprend juste que ta réaction me poussait clairement à penser que tes priorités avaient changé. Tu le comprends ? De mon côté, ça n'a pas été "Je vais pas pouvoir y aller oh mon Dieu, tellement le seum" mais "Cléo n'essaye pas de trouver des plans ou quoi que ce soit, je ne PEUX pas y aller, c'est mort, j'ai ce contrôle ultra-important et puis c'est TOUT."
Et tant bien même, ma chère Anouk, qu'en effet tu aurais privilégié les choses concrètes de la 'vraie' vie à TH, je ne t'en aurais pas voulu putain. J'aurais été perdue, désoeuvrée, esseulée, certes, mais jamais je ne t'en aurai "voulu" de ne plus les aimer putain ! Je ne pourrai ni t'en vouloir, ni être déçue. Ce ne sont pas des choses que l'on contrôle, ses sentiments. Je veux juste que si c'est le cas, tu l'admettes, et que ce soit clair entre nous. Et si ce n'est pas le cas ? Tant mieux. Continuons l'aventure à deux, alors.

"Peut être que c'est la fois de trop, que je n'ai pas supporter que tu insinues encore une fois (plutôt lourdement) que j'étais une fausse fan, voir plus une fan du tout"
Ca par contre, je ne le tolère pas. Meuf, tu te rends compte que tout ce que tu m'as dit à propos de cette promo me poussait à penser que tu ne les aimais plus autant ? Et qu'avant ça, tout le reste, tu te l'imagines, encore... Tu te créée ton foutu complexe "encore une fois"...
C'est vrai que c'est dans mes habitudes de te traiter de fausse fan et de m'estimer "fan la plus légitime de la terre", c'est vrai. Dans ton prochain article, tu me parleras aussi du fait que tu es mon chien ? Ce FOUTU vieux complexe que tu gardes (inconsciemment ?) et qui ressort inévitablement à chaque fois qu'on se dispute. ARRÊTE CA.
"Pourquoi me juges-tu ?" tu n'as toujours pas compris ? Relis mon premier article. Je constate, je me désole de ce constat. Je te questionne. Alors, c'est bien fini pour toi ? Est-ce que tu ne le vis plus pareil mais tu me le caches ? Je suppose. Je ne fais que supposer et constater ce que tu m'as dit, ce que j'en ai retenu, comment je l'ai senti. C'est tout.

Tu crois vraiment que je n'ai donc pas hésité une seconde avant de te dire ce que j'avais sur le coeur. Pourtant je commence cet article en te prévenant d'emblée : je ne peux pas te dire tout ça par téléphone, je n'en aurai pas la force. Sous entendu, par ce que ça me fait mal de concevoir ça. J'ai hésité, mais je l'ai fait en misant sur la confiance qui existait entre nous. Je me suis dit, elle n'interprétera pas tout ça de travers, elle sait que ce serait absurde. Elle sait que je ne la condamne pas, que je veux juste comprendre. Mais apparemment, tu ne sais pas tout ça.
Je suis donc la méchante Cléo cruelle et égoïste qui dit ce qu'elle pense quoique ça fasse aux autres, et surtout qui prend plaisir à en mettre plein la gueule aux gens, surtout à Anouk, sa sois-disant meilleur amie qui n'est qu'un chien, un obstacle, une fausse-fan. C'est donc l'image que tu as de moi. Sympa, très sympa. Si tu avais autant confiance en moi que tu le dis, tu n'aurais pas à avoir envie de me prouver que tu es fan : crois-tu vraiment que c'est ce que j'attends de toi ? Je veux juste que tu me rassure, hey, tu ne me lâche pas dans cette aventure, malgré les apparences... Si ? Voilà le résumé de mon premier article, en une phrase.

"(...)Mais surtout pour ne pas savoir ou ne pas tenir compte de cela, et de me balancer régulièrement de tels articles à la gueule, sans te demander ou te préoccuper une seule seconde de l'effet que ça va avoir sur moi."
De te balancer régulièrement de tels articles à la gueule... ? Wow, là, y'a un vrai problème. Je te balance régulièrement de tels articles à la gueule ?
Pourtant, moi, c'est la première et unique fois que j'ai l'impression de me retrouver toute seule dans l'aventure Tokio Hotel.

Explications ?

Cléo.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 16:31

Beaucoup d'incompréhension des 2 côtés.

Je reconnais certainement que tu puisses trouver ma réaction démesurée, mais je ne cherchais pas à l'expliquer juste à t'en faire part.
J'ai pleuré en lisant ton article, je n'ai pu penser qu'à ça toute la journée, j'ai appelé Constance en pleurs parce que je ne comprenais pas. Tout cela n'a peut être pas de sens à tes yeux mais c'est l'effet que m'a fait ton message.

Le mot obstacle m'a fait particulièrement mal parce que, bien que tu parles uniquement de cette promo Th, j'ai du mal à croire que tu aies réussi à m'associer à ce mot quelque soit le contexte.

Comment peux tu ne PAS comprendre ma réaction au téléphone ? Je me préparai à la promo d'octobre avec tellement d'impatience et tu m'annonces au téléphone, non pas qu'ils sont là, ça je le savais déjà sans connaître la date exacte, mais qu'ils sont là le jour d'octobre qui m'arrange le moins ! Tu as entendu une déception énorme, et une vérité qui m'assaillait "Putain je pourrai pas y aller". Évidemment c'est le premier truc que je me suis dit et donc que je t'ai dit, avant d'avoir réfléchi à une solution, la seule chose qui tournait en boucle dans ma tête c'était "JepeuxpasyallerJepeuxpasyallerJepeuxpasyaller".

"Ta réaction me glace, ta réaction me fait si peur." "De constater qu'on est, -pour la première fois réellement, pas sur la même longueur d'onde." "Je suis perdue de chez perdue." J'avoue que ces phrases m'ont fait peur, alors je te révulse de penser ça ? Est ce que ça veut dire que tu m'en veux de le penser ? Que tu ne sais plus quoi penser de moi ? Voilà les phrases qui ont tournées dans ma tête, comme si cette conversation téléphonique t'avais fait entièrement changé d'avis sur moi, que ça effaçait tout le reste. Voilà donc d'où vient ma "divagation pure et dure"

Je vais répondre au reste en une seule fois, tu te demandes pourquoi j'ai si mal réagi ? Pourquoi j'ai eu l'impression que tu m'accusais ? Relis encore ton article Cléo, tu es douée avec les mots souviens toi, tu sais taper exactement là où ça fait mal et faire parfaitement passer ton message :

"Et là, que me dis-tu ? "On a toujours dit qu'on était pas comme celles qui arrêtent les cours pour les suivre, qui sacrifient tout..." qui te parle d'arrêter l'école ? Comment peut-on comparer arrêter l'école et sécher un contrôle de physique ?"

"Alors, tu n'es plus "prête à tout" pour quatre sourires."

"tu en arrives à me dire que "le destin est contre nous, ça ne pouvait pas tomber pire..." parce que tu as un DM ? Meuf "

"On avait promis de tout mettre en oeuvre pour y arriver.
Mais toi, est-ce que tu y croyais ?Ou est-ce que déjà tu savais que ça n'avait plus la même importance pour toi ?"

"c'est comment tu peux me dire d'un ton condescendant que tu " dois ABSOLUMENT taffer mercredi" et que "tu ne peux pas te permettre de passer la nuit dehors parce que tu vas être crevée..."."

"ce n'est pas que tu ne peux pas, c'est que tu ne veux pas."

"mais tu ne veux pas, pour ne pas être crevée"

"Ce sont des détails tellement insignifiants,"

"parce que tu ne veux pas avoir 5 de moyenne en physique parce que tu sais que tu es capable de plus, que tu mérites une moyenne décente."

N'as tu pas l'impression que ces phrases sonnent comme des accusations, dis moi ?
Que j'ai peut être mal pris que tu m'analyses et me dises ce que JE pensais ? Que j'ai pu me sentir un petit peu agressé ?
Si tu continues de penser que non, alors je ne sais pas quoi te dire.
Peut être que c'est la fois de trop, que je n'ai pas supporter que tu insinues encore une fois (plutôt lourdement) que j'étais une fausse fan, voir plus une fan du tout.Pourquoi me juges tu ? Certainement aussi que je déteste que tu dises que nos opinions divergent. Que cet article ressemble désagréablement à tous ceux qui ont précédés annonçant la fin de notre amitié etc...Et que celui là fut celui de trop.
Beaucoup d'autres raisons encore je suppose. Dans tous les cas, une réaction ne se justifie pas, c'est comme ça que j'ai perçu ton article et que je continue de le percevoir, même si ta réponse me rassure quelque peu.
Et j'ai du mal à ne pas t'en vouloir, de m'avoir dit cela et d'avoir ce pouvoir sur moi. De pouvoir me détruire rien qu'en me disant que je te déçois, de pouvoir me donner envie de camper toute la semaine juste pour que tu me pardonnes d'avoir prononcer ces mots et être sûre que tu es toujours ma meilleure amie. Mais surtout pour ne pas savoir ou ne pas tenir compte de cela, et de me balancer régulièrement de tels articles à la gueule, sans te demander ou te préoccuper une seule seconde de l'effet que ça va avoir sur moi. Tu savais que j'allais te faire la gueule, et donc que ça n'allait pas me faire plaisir, mais pour m'exposer le fond de ta pensée as tu hésiter une minute ? T'es tu dit que peut être tu pourrais m'en parler lors de notre prochaine conversation téléphonique sur le sujet ? Lors ce que je t'aurai donné ma réponse définitive?
Pourquoi ai-je la désagréable impression, qu'à chaque fois que tu m'écrit un article dans ce style tu cherches à me faire le plus mal possible ?

Espérant avoir répondu à tes attentes.
Anouk.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:39

?

Je crois que tu n'as pas très bien compris ce que j'ai cherché à te dire.
J'ai parlé d'obstacle à une promo TH, c'est à dire l'obstacle qui faisait que je doutais à y aller. Dans le sens qu'y aller sans toi était inconcevable, et que ne pas y aller était inconcevable également. C'était le seul sens du mot obstacle.
Je suis loin d'avoir défini mes priorités, comme je te l'ai dit et répété, je ne fais que douter. Je n'ai jamais dit que j'avais décidé quoique ce soit.
Tu n'es pas sure que TH soit le seul problème ? Alors explique toi. Cet article concerne TH et uniquement TH. Rien d'autre. Je l'ai précédemment dit mais je le répète : je t'ai qualifié d'obstacle dans l'unique sens de qq chose qui me faisait hésiter sur ma décision d'aller à cette foutue promo ou pas. Je ne pense pas avoir en aucun cas t'avoir considéré comme un obstacle dans un autre contexte ou une autre situation, jamais.

Bien sûr que je te connais Anouk, et oui je comprend aisément qu'il te faille du temps pour te décider. La seule chose que je ne comprends pas, c'est que j'ai l'impression d'être toujours la seule (cf. depuis promo de septembre) à être enthousiaste, à avoir envie d'essayer malgré tout, à m'accrocher à ça indéfiniment. Ma réaction spontanée quand j'ai vu les dates, a été de t'appeler immédiatement, surexcitée, mais je sais pas, tu n'as pas semblé voir les choses de la même façon ; tu as été sèche, évasive, catégorique sur un seul point alors que j'échafaudais tant bien que mal un semblant de plan : "Mais c'est mort meuf, moi j'y vais pas."
Ok.


En AUCUN cas je n'ai laissé entendre que notre amitié se résumait à "ça", que tu n'étais "bonne qu'à m'accompagner aux promos TH" et que "le reste ne comptait pas" ; ça, c'est de la divagation pure et dure. Je n'ai parlé QUE de cette promo, et j'ai aussi constaté que pour la première fois dans notre Histoire, on était plus prête aux même choses pour eux. C'est tout.

Tu t'es sentie incomprise, je le suis aussi ; on ne se comprend plus, alors ? C'est bien le sujet que je tentais de soulever dans mon article. Ta réaction m'a semblé irréelle, vraiment.

La principale chose que je voulais éclaircir d'ailleurs bien que je ne pensais pas que ce soit la peine, mais apparemment si : Il n'a JAMAIS été question pour moi de faire passer TH avant toi. Mais alors jamais. J'ai considéré que ta réaction prouvait qu'on avait plus les mêmes "priorités", certes, mais ces priorités étaient de l'ordre d'une promo TH et d'une moyenne de physique. En aucun cas de la place de notre amitié. J'ai envisagé d'attendre le mercredi aprèm sans toi, et encore c'était envisager un cauchemar.

Que tu aies mal interprété que je t'expose ma pensée, j'aurai du le prévoir. D'ailleurs, je m'en doutais, mais jamais dans ces proportions. Il semblerait que je t'aies blessée ? Franchement, j'en chiale à l'écrire mais j'ai beau relire et relire encore mon article, certes quelque peu enflammé, mais je ne vois pas en quoi j'ai pu te manquer de respect. J'ai remis en question ta capacité d'abnégation pour TH, certes, et peu être que je t'ai mal-jugée, mais c'est la seule impression qui m'est restée des deux conversations téléphoniques que l'on a eu.
J'ai déploré qu'on ai plus les même priorité, que j'attache à TH une importance aujd que tu ne sembles plus partager, certes. Mais je l'ai dit et redit, tout celà n'est qu'une hypothèse, un doute ; ta réaction me fait douter. C'est tout.

Alors je ne vois pas ce qui te mène à une réaction si radicale et brutale.
Peut-être as-tu eu l'impression que je t'accusais de ne plus aimer TH comme moi, mais c'était loin d'être une accusation mais plutôt une question, qui attendait d'être réfutée. Et je pensais (et pense toujours) surtout que notre amitié ne se résumait pas à ce qu'on ressentait pour TH, bien que je l'admets ça en fait partie.
Mais visiblement, qu'on ne soit pas d'accord sur ça représente pour toi qq chose de général qui marque l'arrêt brusque et innattendu de notre amitié.
J'encaisse.

En attendant tes réponses avec impatience
Cléo.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 14:44